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Faut-il boire au Japon ? — Comment la culture de l'alcool a changé et ce que tes collègues ressentent vraiment quand tu dis non
Comment fonctionne le Japon Par Kei · Né et grandi au Japon Mis à jour 20 min de lecture

Faut-il boire au Japon ? — Comment la culture de l'alcool a changé et ce que tes collègues ressentent vraiment quand tu dis non

Ce que tu vas apprendre dans cet article :

  • Ce que 352 travailleurs japonais ont dit sur le fait de refuser un nomikai, d'y assister sans boire, et de travailler avec des collègues étrangers
  • Comment la culture de l'alcool au Japon est passée d'obligatoire à optionnelle — données gouvernementales et enquêtes d'entreprise à l'appui
  • La seule chose qui compte plus que de boire ou non : simplement être là

Faut-il boire au Japon ? Nous avons demandé à 352 travailleurs japonais. La réponse est claire : non. 56 % considèrent désormais les afterworks comme inutiles, et 80 % estiment que forcer la participation relève du harcèlement. Quand tu refuses, la réaction la plus courante de tes collègues n'est pas l'offense — c'est le soulagement.


Si tu travailles au Japon — ou même si tu sors avec des amis japonais — tu as probablement entendu parler des nomikai : ces soirées afterwork où les relations se construisent, les accords se scellent, et ta carrière se décide discrètement autour d'une bière.

Et peut-être que tu te demandes : est-ce que je dois vraiment y aller ? Qu'est-ce qui se passe si je dis non ? Et si je ne bois pas du tout ?

Voici le truc : la culture de l'alcool au Japon a plus changé en cinq ans qu'en cinquante. Et franchement ? Beaucoup de travailleurs japonais en sont tout aussi soulagés que toi.

Nous avons recueilli 352 opinions en japonais de travailleurs, managers et organisateurs sur les nomikai — refuser les invitations, participer sans boire, et ce qu'ils ressentent quand des collègues étrangers se joignent à eux — pour découvrir ce qui se passe vraiment derrière la célèbre culture de l'alcool au Japon.


Guide rapide

Situation Ce que les Japonais ont dit
🟢 Détends-toi Refuser un nomikai 48 % se sentent soulagés quand quelqu'un refuse — beaucoup veulent secrètement rentrer chez eux aussi. Personne ne suit les présences de si près.
🟢 Détends-toi Participer sans alcool Le thé oolong est la commande standard des non-buveurs. « Venir alors que tu ne bois pas ? Ça améliore vraiment mon image de toi. »
🟡 Bon à savoir Venir une fois Il y a une vraie différence entre « ne vient jamais » et « est venu une fois ». La première réunion d'équipe ou soirée de bienvenue est celle qui compte.
🟢 Détends-toi Collègues étrangers qui participent 57 % sont sincèrement contents. « Quand il a dit "kanpai !" en japonais hésitant, toute la table s'est réchauffée. »

La seule chose à retenir : Le nomikai, ce n'est plus une question d'alcool — c'est montrer que tu tiens à la relation. Tu peux dire non. Tu peux commander du thé oolong. Tu peux partir après la première heure. Ce qui compte, c'est d'être venu au moins une fois, avec chaleur.


Comment nous avons recueilli ces voix

Nous avons collecté 352 réponses en japonais sur six sujets liés aux nomikai : refuser les invitations (60 réponses), participer sans boire (60), l'évolution de la pression (58), les collègues étrangers au nomikai (58), l'effet de venir une seule fois (58), et les différences générationnelles (58). Nous avons recueilli ces témoignages sur des sites de questions-réponses, des forums et des publications sur les réseaux sociaux japonais publics, ainsi que dans la presse de Diamond Online, Nikkei et d'autres médias japonais.

Une petite note : Ce n'est pas une enquête scientifique contrôlée — c'est un recueil de ce que de vrais travailleurs japonais ont dit avec leurs propres mots, dans leur propre langue, sur des plateformes publiques. La plupart des guides en anglais expliquent « comment survivre à un nomikai ». Nous voulions te montrer pourquoi le mode survie n'est plus nécessaire.


Le changement culturel — ce qui a vraiment changé

56 % des travailleurs japonais considèrent désormais les afterworks comme inutiles.

Avant d'aborder les données émotionnelles, voici le contexte qui change tout : la culture de l'alcool au Japon traverse une transformation générationnelle. Ce n'est pas un léger ajustement — c'est un changement structurel étayé par des données concrètes.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

  • 78,4 % → 57,8 % : le pourcentage d'entreprises japonaises organisant des fêtes de fin d'année ou de Nouvel An est passé de 78,4 % en 2019 à 59,6 % en 2024, puis a baissé encore à 57,8 % en 2025 — le premier recul post-COVID, suggérant un changement permanent et non temporaire (Tokyo Shoko Research).
  • 56 % : le pourcentage de travailleurs japonais qui estiment désormais que la nominication (construire des relations en buvant) est inutile — contre une opinion minoritaire il y a dix ans (Next Level / Mirai no Oshigoto, 2024, n=831).
  • ~80 % : le pourcentage de travailleurs qui considèrent que forcer la participation au nomikai ou critiquer les non-buveurs relève du nomi-hara — le harcèlement par l'alcool (Persol Research Institute, 2023).
  • 2022 : l'année où la loi japonaise contre le harcèlement au travail s'est étendue à tous les employeurs, rendant les managers personnellement responsables des comportements coercitifs — y compris la pression pour boire.

Ce que le COVID a fait, c'est accélérer un changement qui couvait déjà. Quand les nomikai ont disparu pendant la pandémie, beaucoup de travailleurs ont découvert qu'ils ne leur manquaient pas — et cette prise de conscience est restée.

Bon changement — plus de liberté
66%
Dépend encore du lieu de travail
22%
Les liens d'avant me manquent
12%

行きたくない飲み会を断れる若い子が羨ましい。私の時代は断るなんて選択肢なかった。時代は変わったなって思う、いい方向に。 J'envie les jeunes qui peuvent refuser les nomikai qu'ils n'ont pas envie de faire. À mon époque, refuser n'était même pas une option. Les temps ont changé, je trouve — en mieux.

コロナで飲み会なくなった時、正直めちゃくちゃ楽だった。復活してからも断りやすい空気ができたのはよかった。 Quand les nomikai ont disparu pendant le COVID, franchement c'était un soulagement incroyable. Même après leur retour, je suis content que ce soit devenu plus facile de refuser.

飲み会断る人のこと「付き合い悪い」って思う人、もう絶滅危惧種だと思う。令和の職場でそんなこと言ったらパワハラ認定される。 Les gens qui pensent « il est mauvais en relations sociales » de ceux qui refusent les nomikai sont quasiment une espèce en voie d'extinction. Dire ça dans un bureau de l'ère Reiwa, et tu seras signalé pour harcèlement moral.

Mais ce changement n'est pas sans une certaine nostalgie sincère :

50代です。昔は飲みの席で部下の本音が聞けた。今はそういう場がなくなって、正直コミュニケーションの取り方がわからなくなった。 J'ai la cinquantaine. Avant, je pouvais entendre les vrais sentiments de mes subordonnés autour d'un verre. Maintenant ces occasions ont disparu, et franchement je ne sais plus comment communiquer. — Manager, la cinquantaine

💡 La vue d'ensemble

Le vieux stéréotype — qu'un refus de nomikai est un suicide professionnel — appartient à un Japon qui s'efface rapidement. Protections légales, changement générationnel et clarté post-COVID ont rendu le « non » non seulement acceptable, mais courant. La question n'est pas de savoir si tu peux refuser. C'est de comprendre ce que ton choix signifie pour ceux qui t'entourent.


Ce qui se passe quand tu dis non

La réponse honnête : la plupart de tes collègues seront soulagés, pas offensés.

C'est la plus grande surprise de nos données. Quand quelqu'un refuse un nomikai, la réaction émotionnelle dominante des collègues japonais n'est pas la déception — c'est le soulagement. Beaucoup d'entre eux veulent aussi rentrer chez eux.

Sur 60 réponses à propos de ce qu'ils ressentent quand un collègue refuse :

Soulagé / compréhensif
48%
Ça m'est égal
28%
Un peu triste
23%

正直、部下が飲み会断ってくれると内心ホッとする。自分も本当は早く帰りたいから。誰かが断ってくれると「じゃあ今日はやめとくか」って流れになるのがありがたい。 Franchement, quand un subordonné refuse un nomikai, je suis secrètement soulagé. Moi aussi je veux rentrer tôt. Quand quelqu'un refuse, ça crée un mouvement où on peut dire « bon, on laisse tomber pour ce soir » — et j'en suis reconnaissant.

正直に言うと、飲み会断られた時の第一感情は「あ、じゃあ自分も今日は早く帰れるかも」。安堵が9割。 Pour être tout à fait honnête, ma première émotion quand quelqu'un refuse c'est « oh, alors peut-être que moi aussi je peux rentrer tôt ». Le soulagement, c'est 90 %.

飲み会が嫌いなんじゃなくて、「断れない空気」が嫌い。だから誰かが断ってくれると、空気が変わって楽になる。断る人は勇者だと思ってる。 Je ne déteste pas les nomikai — je déteste l'atmosphère où on ne peut pas dire non. Alors quand quelqu'un refuse, la pression retombe. Je considère les gens qui refusent comme des héros.

飲み会断られても全然気にしない。逆に「あ、今日飲み会あったんだ」レベルで忘れてる。みんなそんなに他人のこと見てない。 Ça ne me dérange pas du tout quand quelqu'un refuse. En fait, j'oublie au point de « ah, il y avait un nomikai aujourd'hui ? » Personne ne surveille les autres de si près.

Un manager l'a exprimé encore plus directement :

管理職だけど、飲み会の出欠で人を評価したことは一度もない。断る人は自分の時間を大切にしてるだけ。むしろ仕事ができる人ほどサクッと断る印象。 Je suis manager, mais je n'ai jamais évalué qui que ce soit sur sa présence aux nomikai. Ceux qui refusent valorisent simplement leur temps. En fait, plus quelqu'un est compétent, plus il refuse sans hésiter. — Manager

Et cette voix capture l'introspection en cours dans les entreprises japonaises :

新人が飲み会全部断ってるの見て最初は「え?」って思ったけど、よく考えたら業務外だし、強制する方がおかしい。価値観アップデートしないとダメだなって反省した。 Au début j'ai pensé « hein ? » en voyant un nouveau refuser chaque nomikai, mais en y réfléchissant, c'est en dehors des heures de travail et c'est forcer les gens qui est anormal. J'ai réalisé que je devais mettre mes valeurs à jour.

Mais les 23 % de réponses « un peu triste » méritent aussi de l'attention. Ils ne sont pas en colère — ils sont nostalgiques :

飲み会断られると寂しいっていうか、「あ、自分と飲むのつまんないのかな」ってちょっと凹む。でも強制はしたくないから何も言わない。 Quand quelqu'un refuse, c'est pas tant de la tristesse que... je me sens un peu abattu en pensant « peut-être que boire avec moi, c'est ennuyeux ? » Mais je ne veux forcer personne, alors je ne dis rien.

毎回断る人がいると、だんだん誘わなくなる。嫌いになったわけじゃなくて、申し訳ないから。本人は誘われなくなって寂しくないのかな。 Si quelqu'un refuse à chaque fois, j'arrête progressivement de l'inviter. Pas parce que je ne l'aime pas, mais parce que je me sens gêné de demander. Je me demande si la personne ne se sent pas seule de ne plus être invitée.

Cette dernière voix mérite qu'on s'y attarde. La tristesse dans ces témoignages ne concerne ni la hiérarchie ni le contrôle — c'est un désir humain sincère de connexion qui ne sait pas comment s'exprimer dans le nouveau paysage culturel.


« Je viendrai, mais je ne boirai pas »

Participer à un nomikai sans alcool est tout à fait normal — et ça améliore même ton image.

Si ton inquiétude porte moins sur le fait de participer que sur l'alcool en lui-même, voici une nouvelle rassurante : près de la moitié des collègues japonais s'en fichent complètement si tu ne bois pas. Et certains sont sincèrement impressionnés que tu sois venu quand même.

Sur 60 réponses à propos des non-buveurs au nomikai :

Aucun souci — content que tu sois là
48%
Dépend de comment tu gères ça
28%
Rend l'ambiance un peu gênante
23%

飲めないのに来てくれるんだぁって、むしろ好感度高いですよ。素直に飲めないって言ってくれた方が周りも安心します。 « Il ne boit pas mais il est quand même venu » — ça améliore vraiment mon image de la personne. Tout le monde est plus à l'aise quand tu dis franchement que tu ne bois pas.

体質で飲めない人もいるんだし、ソフトドリンク頼めば何の問題もない。 Certaines personnes ne supportent physiquement pas l'alcool. Commande un soft et il n'y a aucun problème.

下戸の存在が許せないなんて時代遅れ。アルコール強要はアルハラですよ。 Ne pas tolérer les non-buveurs, c'est dépassé. Forcer quelqu'un à boire, c'est du harcèlement par l'alcool — aru-hara.

La commande standard sans alcool au nomikai est le thé oolong — ūron-cha. C'est tellement courant que personne ne sourcille. Les autres choix populaires incluent le ginger ale, la bière sans alcool et l'eau pétillante. Le marché japonais des boissons sans alcool a explosé ces dernières années, et les menus des izakayas le reflètent.

Un conseil pratique est ressorti des données : la façon dont tu communiques compte. « Je ne peux pas boire » (nomenai) est mieux reçu que « je ne bois pas » (nomanai). Le premier suggère une limitation physique ; le second peut ressembler à un jugement de valeur. C'est une distinction subtile, mais plusieurs voix l'ont mentionnée :

「飲めません」と控えめに伝えるのが無難。自分の主義主張を強調すると反感を買うこともある。 Dire « je ne peux pas boire » modestement, c'est l'approche la plus sûre. Trop insister sur ses principes personnels peut froisser certaines personnes.

Les 23 % qui trouvent ça un peu gênant ne sont pas hostiles — ils sont mal à l'aise. Leur inconfort vient souvent d'une direction surprenante : ils se sentent jugés par la personne sobre qui les regarde se faire tipser.

無理して飲んで倒れたら逆に周りに迷惑かかりますよ。飲めないなら飲めないでいいんです。 Si tu te forces à boire et que tu tombes dans les pommes, c'est toi qui poses problème aux autres. Si tu ne peux pas boire, c'est très bien comme ça.

💡 La règle du thé oolong

Le thé oolong au nomikai est tellement standard qu'il a sa propre abréviation : ū-ron (ウーロン). Personne ne le remet en question. Ce qui intéresse tes collègues, ce n'est pas ce qu'il y a dans ton verre — c'est que tu sois là.


Quand un collègue étranger se montre

57 % sont sincèrement contents — et pour des raisons que tu n'imagines peut-être pas.

Si tu es un travailleur étranger au Japon et que tu te demandes si tu es le bienvenu au nomikai, la réponse est un « oui » écrasant. Mais la chaleur n'est pas juste de la politesse — tes collègues japonais sont souvent enthousiastes pour des raisons qui vont au-delà de la courtoisie professionnelle.

Sur 58 réponses à propos des collègues étrangers au nomikai :

Content — belle occasion de tisser des liens
57%
Normal — pas de sentiment particulier
24%
Inquiet de la barrière linguistique
19%

外国人の同僚が忘年会に来てくれた時、単純に嬉しかった。日本語がそこまで得意じゃないのにちゃんと参加してくれて、その気持ちだけでもう十分。 Quand mon collègue étranger est venu à la fête de fin d'année, j'étais tout simplement content. Son japonais n'était pas terrible, mais il était là — ce geste seul suffisait.

うちの会社のベトナム人の子、歓迎会で「カンパイ!」って覚えたての日本語で言ってくれて、みんな和んだ。 Notre collègue vietnamien a dit « Kanpai ! » en japonais tout juste appris à la soirée de bienvenue, et tout le monde a fondu.

飲み会で外国人の同僚と話すと、いつもの仕事モードとは違う一面が見えて面白い。 Quand on parle avec des collègues étrangers au nomikai, on voit une facette d'eux différente du mode travail. C'est intéressant.

外国人のお客さんじゃなくて同僚だから、飲み会に来てくれると「仲間」って感じがして嬉しい。チームの一体感が出る。 Ce n'est pas un client étranger — c'est un collègue. Quand il vient au nomikai, on a le sentiment d'être « une équipe ». Ça crée de la cohésion.

Les 19 % qui ont exprimé de l'inquiétude ne sont pas inhospitaliers — ils sont anxieux à propos de leur propre niveau d'anglais. Cela reflète ce que nous avons trouvé dans Les Japonais veulent-ils te rencontrer ? — la froideur perçue est souvent de l'anxiété face à l'anglais, pas un rejet.

正直、英語が全然話せないから外国人の同僚と何を話せばいいか分からなくて困る。でも向こうが日本語頑張ってくれると距離が一気に縮まる。 Franchement, je ne parle pas du tout anglais, donc je ne sais pas quoi dire aux collègues étrangers. Mais quand ils essaient le japonais, la distance se réduit instantanément.

飲み会の席で外国人に英語で話しかけようとして撃沈した。でもお酒の力で恥ずかしさが薄れて、結局カタコト同士で盛り上がった。 J'ai essayé de parler anglais à un collègue étranger au nomikai et je me suis planté. Mais l'alcool a atténué la gêne, et on a fini par bien s'amuser en balbutiant des deux côtés.

Et cette histoire capture la magie du nomikai dans ce qu'il a de meilleur :

うちのインド人の同僚、お酒飲まないけど飲み会には毎回来る。ウーロン茶飲みながらずっと笑ってて、場の雰囲気を明るくしてくれる。 Notre collègue indien ne boit pas d'alcool, mais il vient à chaque nomikai. Il est là avec son thé oolong, riant tout le temps, illuminant l'ambiance pour tout le monde.


Le pouvoir de simplement être là

Venir une seule fois — même sans boire, même juste pour une heure — fait une vraie différence.

C'est là que réside la sagesse pratique. Tu n'as pas besoin d'assister à tous les nomikai. Tu n'as pas besoin de boire. Tu n'as pas besoin de rester jusqu'à la fin. Mais il y a un écart significatif entre « ne vient jamais » et « est venu une fois ».

Sur 58 réponses à propos de venir ou de toujours refuser :

Une fois suffit — grande différence
43%
Le travail compte plus que la présence
35%
Ne jamais venir affecte la perception
22%
Une note sur les 22 % : ces voix ne menacent pas de punition — elles décrivent une réalité sociale discrète. Dans les entreprises japonaises, ne jamais venir peut créer une distance subtile qui affecte la communication informelle, pas les évaluations formelles.

来てくれて、楽しもうとしてくれている時点で「ありがとう!」とさえ思いますよ。 À l'instant où quelqu'un vient et essaie de s'amuser, je pense déjà « merci ! »

1人だけ来ない、のが嫌ですね。1人だけしゃべらない、は問題ない。 « Le seul qui ne vient pas », c'est ça le problème. « Le seul qui ne parle pas beaucoup », ça va très bien.

Cette deuxième citation est essentielle : tu n'as pas besoin d'être l'âme de la fête. Une présence silencieuse vaut mieux qu'une absence permanente.

Les données suggèrent une approche stratégique : certains nomikai comptent plus que d'autres.

Ceux qui valent la peine d'y aller :

  • Soirée de bienvenue (kangei-kai) : ta première réunion d'équipe est la plus impactante
  • Soirée d'adieu (sōbetsu-kai) : venir quand quelqu'un part montre que tu tiens à la relation
  • Fête de fin d'année (bōnenkai) : l'événement annuel où ta présence est la plus remarquée

Ceux que tu peux manquer sans souci :

  • Les afterworks habituels du vendredi soir
  • Les deuxièmes tours (nijikai) — partir après le premier tour est tout à fait normal
  • Les invitations décontractées « on va boire un verre ? »

歓送迎会以外なら断っても良い。 Tant que ce n'est pas une soirée de bienvenue ou d'adieu, tu peux refuser.

飲みニケーションをリスペクトニケーションに変えるべき。 On devrait remplacer la « nomini-cation » (boire + communication) par la « respecti-cation » (respect + communication).

Le concept derrière cette dernière citation reflète exactement ce qui se passe : la fonction du nomikai se détache de l'alcool. Ce qui compte, c'est de montrer du respect pour la relation — et tu peux le faire avec un thé oolong, pendant une heure, une fois par trimestre.

💡 Le nomikai minimum viable

Viens à la soirée de bienvenue avec un thé oolong. Reste une heure. Dis otsukare-sama deshita (bon travail aujourd'hui) en partant. C'est tout. Tu as franchi la ligne entre « ne vient jamais » et « est venu » — et dans la culture d'entreprise japonaise, cette ligne compte plus que tout ce que tu pourrais dire ou boire à la fête elle-même.


Le fossé générationnel

Le clivage générationnel sur les nomikai est réel — mais pas dans le sens qu'on attendrait.

Le récit courant est « les jeunes détestent les nomikai ». Mais nos données racontent une histoire plus nuancée : les jeunes travailleurs ne détestent pas boire ensemble — ils détestent y être forcés. Et voici le rebondissement : certaines enquêtes montrent que les travailleurs de 20 ans ont en fait le plus fort désir de participer (68-70 %), tandis que ceux de 50 ans sont les plus réticents.

Les différences générationnelles sont naturelles
28%
L'écart existe mais reste gérable
38%
Vraies tensions entre générations
35%

Le « phénomène du retournement » — où les managers ont trop peur d'inviter (craignant les accusations de harcèlement) tandis que les plus jeunes veulent en fait des occasions de créer du lien — crée un paradoxe où les deux côtés désirent la connexion mais aucun ne sait comment l'initier.

Ce que les jeunes travailleurs rejettent, ce n'est pas le nomikai en soi — ce sont les rassemblements sans but, hiérarchiques, dominés par des discours et de l'autosatisfaction. Quand le format change en petits groupes, événements plus courts et conversations sincères, la participation bondit.

Et ce glissement de vocabulaire raconte parfaitement l'histoire : les jeunes travailleurs japonais utilisent de plus en plus gohan-kai (ごはん会, « réunion-repas ») au lieu de nomikai (飲み会, « soirée boisson »). Même but, cadre différent. La relation compte ; l'alcool, non.


Ce que ça signifie pour toi

Que tu travailles au Japon sur le long terme ou que tu sortes pour la soirée avec des amis japonais, voici ce qu'il faut retenir :

Tu peux tout à fait dire non. Les données montrent que la plupart de tes collègues seront soulagés, pas offensés. La culture d'entreprise japonaise s'est résolument orientée vers le respect du temps personnel.

Mais dire oui une fois ouvre une porte. La différence entre « n'y va jamais » et « y est allé une fois » est disproportionnellement grande. Si tu ne devais investir ton temps que dans un seul nomikai, choisis la soirée de bienvenue ou ta première réunion d'équipe.

Tu n'as pas besoin de boire. Commande du thé oolong. Personne ne posera de question, et certains collègues seront même impressionnés que tu sois venu sans avoir besoin de l'alcool comme excuse.

Ta présence compte plus que tes mots. Tu n'as pas besoin d'un japonais parfait. Tu n'as pas besoin d'être amusant. Juste être là, rire avec les autres et dire kanpai suffit pour passer de « celui de l'extérieur » à « un membre de l'équipe ».

Pars quand tu veux. T'éclipser après le premier tour est tout à fait normal — même les Japonais le font. Dis otsukare-sama deshita (bon travail aujourd'hui) et rentre chez toi. Personne ne t'en tiendra rigueur.

Si tu es curieux de savoir à quoi t'attendre dans un izakaya, Ton premier izakaya couvre les commandes, l'otoshi et la culture du « toriaezu beer ». Et si tu te demandes si le petit restaurant que tu visites a besoin de ta clientèle, Le comptoir se fait plus silencieux raconte l'histoire de patrons d'izakayas sincèrement reconnaissants quand quelqu'un pousse la porte.

Pour en savoir plus sur la façon dont les Japonais veulent vraiment se connecter avec toi — et pourquoi ce qui ressemble à de la froideur est souvent de la timidité — cet article montre l'autre côté du mur. Et Pourquoi les Japonais choisissent ces règles explique les valeurs culturelles profondes qui donnent sens à ces dynamiques sociales.


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Tu as déjà participé à un nomikai ? Tu as ressenti de la pression, ou c'était plus détendu que prévu ? Nous aimerions entendre ton histoire.

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Sources

Données d'enquête

  • Tokyo Shoko Research (東京商工リサーチ) : enquête sur les fêtes de fin d'année/Nouvel An, 2019-2025. Taux d'organisation des fêtes d'entreprise : 78,4 % (2019) → 59,6 % (2024) → 57,8 % (2025). TSR Data Insight
  • Next Level / Mirai no Oshigoto (ミライのお仕事) : enquête 2024 auprès de 831 travailleurs. 64,5 % considèrent la nominication comme inutile. Raisons principales : pression sociale (61,8 %), en dehors des heures de travail (47,4 %), coût (40,7 %). PR Times
  • Persol Research Institute (パーソル総合研究所) : enquête 2023. ~80 % des travailleurs considèrent que forcer la participation au nomikai ou critiquer les non-buveurs relève du nomi-hara (harcèlement par l'alcool). Persol Research Institute
  • Nippon.com : « Nominication: Japan's Changing Culture of Company Drinking. » Nippon.com
  • Loi japonaise sur la prévention du harcèlement au travail (労働施策総合推進法) : en vigueur pour tous les employeurs depuis avril 2022. Les managers sont personnellement responsables des comportements coercitifs, y compris la pression pour boire. Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales

Voix japonaises (352 réponses sur 6 sujets)

Recueillies sur des sites de questions-réponses, des forums et des publications sur les réseaux sociaux japonais publics, ainsi que dans des médias business (Diamond Online, Nikkei, ITmedia). Toutes les citations proviennent de plateformes publiques en langue japonaise.

  • Sites de questions-réponses, forums et publications sur les réseaux sociaux japonais publics : opinions de première main sur le refus de nomikai, les expériences de non-buveurs, la participation au nomikai et l'évaluation, la pression au travail pour boire, et les collègues étrangers
  • Médias business : Diamond Online, Nikkei, ITmedia Business — enquêtes et analyses

Note sur les citations

Les citations de plateformes en ligne ont été légèrement éditées pour la lisibilité (correction de fautes de frappe, mise en forme pour la clarté). Le sens et l'intention de chaque commentaire restent inchangés. Les sources originales sont liées ci-dessus.

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